
Fight Club
1999
•
Drama / Thriller
•
2h19
Sarah Vinet rated 7/10
Fight Club est un film que j’ai trouvé à la fois puissant, dérangeant et stimulant. Dérangeant, non pas parce qu’il est mal fait — au contraire, sa réalisation est audacieuse et maîtrisée — mais parce qu’il me confronte à une forme de masculinité très brute, parfois violente, assez éloignée de mon propre vécu. Le film explore une masculinité en crise, dans une société qui étouffe les identités sous les masques du conformisme, nous poussant à désirer ce qui est socialement valorisé plutôt qu’à prendre le temps de nous connaître et de nous aimer vraiment. Tyler Durden, figure centrale du récit, incarne une virilité fantasmée et radicale, à la fois critique et caricature des normes genrées — et c’est ce qui rend le film passionnant : il démonte ce qu’il semble d’abord glorifier. En tant que femme, il m’est déjà arrivé de me sentir un peu en marge de certains espaces très “entre hommes”, où règne une énergie presque codée. Pas forcément hostile, mais où le relâchement et la liberté semblent réservés aux moments masculins, tandis que la présence féminine demande un effort, une posture. Fight Club ne cherche pas à nous exclure, mais en se concentrant uniquement sur les hommes, il reflète une réalité sociale familière : celle où les femmes sont souvent reléguées au second plan, comme un “bonus”, mais rarement comme un besoin vital ou une présence centrale. Ce sentiment de mise à distance implicite a créé en moi une forme de malaise — non à cause du film lui-même, mais parce qu’il réactive une mémoire collective d’exclusion. C’est aussi ce qui le rend puissant : il ne cherche pas à rassurer. Il montre un monde qui s’effondre, et comment certains hommes tentent de se reconstruire dans l’excès, la violence, l’appartenance à un groupe, faute d’avoir pu être simplement eux-mêmes. Ce qui m’a le plus dérangée, peut-être, c’est la manière dont la seule femme du film est traitée. Marla semble plus servir de reflet au trouble intérieur du narrateur que d’exister par elle-même. Leur relation est floue, distante, presque instrumentalisée. En tant que spectatrice, cela crée une vraie distance émotionnelle. Mais je ne dirais pas que je n’ai pas aimé. Fight Club est un film qui mérite d’être vu, critiqué, discuté. Il parle des hommes, mais il dit aussi quelque chose de plus large : sur les rôles genrés, les attentes sociales, les limites de la bienséance — et la difficulté, pour chacun d’entre nous, à être pleinement soi.
Community Reviews
Public Opinion
51k reviews
8.6/10
2.7/5
Press4.5/5
Spect.Fight Club, directed by David Fincher, has captivated audiences with its intense narrative and unexpected plot twists. Viewers are consistently impressed by the film's deep psychological themes and the performances of Brad Pitt and Edward Norton. The film's critique of consumerism and exploration of identity resonate strongly, leaving many to ponder its underlying messages long after viewing. The iconic ending, paired with the Pixies' 'Where Is My Mind?', often leaves a lasting impact.
👍 The plot twist and psychological depth are highly praised.
👎 The film's violence and dark themes may not appeal to everyone.
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Synopsis
An insomniac office worker and a devil-may-care soap maker form an underground fight club that evolves into much more.
Reviews and Comments
7494 reviewsLe film qui m’a le plus retourné le cerveau, avec shutter island et inception
C'est un film qui définit bien la maladie mentale et le burn out.
Le premier mot qui m'est venu quand le film s'est terminé, c'était "Wahou". Je m'attendais à un film divertissant et je me suis retrouvé face à un chef-d'œuvre. Le scénario est excellent. Les acteurs sont tous formidables (en particulier Edward Norton qui est absolument formidable). Le twist final est juste incroyable, inattendu et nous fait voir le film d'une autre manière encore plus incroyable. La dernière scène est prodigieuse et le film se termine sur une réplique incroyable et qui résume parfaitement le film. Et que dire de Brad Pitt qui est juste parfait pour son rôle. Un chef-d'œuvre.
j’ai été assez troublée par « Fight Club », grand film dont la renommée ne manquait pas. si le cadre qui entoure la prestation reste assez sauvage, brutal et sanglant, même si ce n’est pas mon genre de film préféré, je ne peux que saluer avec admiration la ô combien fantastique performance d’Edward Norton. c’est le troisième film que je vois avec cet acteur après une introduction sur « American History X » totalement renversant et une prestation hors norme dans « peur primale ». J’étais vraiment contente de retrouver l’acteur sur ce drame psychologique violent. et la performance est à nouveau scandaleuse. Je pense notamment à la scène réalisée auprès de son supérieur dans le bureau lorsque le personnage s’inflige de puissants coups (là encore un clin d’œil pour la révélation finale qui nous échappe sur l’instant). Puis la scène de combat avec Tyler dans un parking sombre, métaphore d’un esprit embrumé, en proie à des épisodes de déréalisation totale. La transition entre le combat des deux personnages et les vidéos de caméra de surveillance filmant le protagoniste principal s’infligeant une violence barbare seul : fantastique ! c’est ce en quoi le film résonne le plus pour moi. Cette performance est absolument remarquable et me conduira de nouveau à regarder des films avec Edward Norton sans hésitation. À propos d’un trouble de la personnalité nous restons sur la même note que « peur primale ». Mais ce qui est intéressant à propos de « Fight Club » c’est la manière dont le film est façonné. C’est seulement lorsque le plot twist final apparaît que nous pouvons visualiser avec recul les scènes qui l’ont précédé. La première scène dans laquelle Tyler fait son entrée juste à côté du personnage principal dans l’avion donnait déjà une indication. La puissance du film repose sur des choses subtiles qui deviennent significatives plus tard. les couleurs sont chaudes, rageantes. La réalité, quant à elle, est rapidement perturbée. Nous plongeons au cœur de l’esprit d’un homme qui perd pied et nous assistons avec une force accablante à sa descente en enfer, puis à son ascension finale. ce n’était pas dans ma gamme préférée de film et j’ai été vraiment fascinée par les performances de Norton, qui fait monter à lui seul ma note finale à 16/20 !
Tyler, personnage charismatique, anti système, violent, prend contrôle du narrateur qui lui est tout le contraire. Il crée un fight club pour décompresser qui devient ensuite une idéologie puis Tyler crée une secte projet KO/Mayhem qui a pour bute de détruire les société bancaire et de remettre le monde à 0. Film psychologique 8/10
Que dire… j’ai aimé la première partie avec le mec là dans sa routine. J’ai moins aimé la deuxième partie. Il faudrait que je le revois maintenant que j’apprécie un peu plus Brad Pitt.





