
Vendredi 13
1980
•
Horror
•
1h35
Audrey plans to do
« Je suis le messager de Dieu ! Vous êtes condamné si vous restez ici ! » 1978. Un certain John Carpenter vient de créer l'événement en réalisant Halloween. Non seulement le film devient le plus rentable de l’histoire du cinéma indépendant, mais il impose aussi au grand écran une incarnation brute du mal : Michael Myers. De là naît véritablement le slasher. Même s'il n'est pas le premier descendant direct d'Halloween, Vendredi 13 est, par contre, le premier vrai fils illégitime à marquer le monde du slasher à la suite du film de Carpenter. Plutôt que de reproduire la recette de Halloween à l’identique, Sean S. Cunningham déplace le décor vers un camp de vacances isolé en pleine cambrousse -en même temps on a rarement vu un camp de vacances au milieu de lotissements bourgeois-. Du coup le tueur reste inconnu jusqu’au dénouement final et est un peu plus tranquille pour assaisonner ses victimes sans trop alerter le voisinage. Et puisque la date fatale du 31 octobre était désormais indissociable de Myers, une autre date porte-malheur fut choisie -le vendredi 13 donc-. On y retrouve tous les ingrédients appelés à devenir clichés du genre : des jeunes moniteurs insouciants, le sexe, un lieu au passé glauque, des villageois pas très accueillants, l’avertissement du fou du village. Vous avez demandé la boucherie ? Ne quittez pas. On pourrait croire qu’avec ses 700 000 dollars de budget, le film aurait mal vieilli, surtout dans un genre où les effets spéciaux sanglants vieillissent vite. Et pourtant, Vendredi 13 fonctionne toujours étonnamment bien. Certainement pas grâce à ses acteurs, souvent choisis davantage pour leur physique « pub télé » que pour leur talent dramatique – même si quelques-uns s’en sortent honorablement. La véritable force du film, c’est sa mise en scène. Dans un film d'horreur on anticipe toujours : qu'est ce qui va arriver hors champ, d'où va surgir le tueur, etc. (Pourquoi ? Pour avoir moins peur.) Ici, Cunningham reprend à Carpenter l’idée de la caméra subjective, mais là où ce dernier l’utilisait dans l’ouverture d’Halloween, Vendredi 13 en fait un motif récurrent. Le spectateur partage ainsi le regard du tueur, ce qui crée un malaise constant et alimente le mystère de son identité. Le film joue sur l’attente et la manipulation : on croit deviner d’où viendra l’attaque, mais la mise en scène trompe nos anticipations. L’exemple d’Annie, jeune monitrice que l’on prend pour l’héroïne avant qu’elle ne soit brutalement tuée, illustre parfaitement cette logique de faux-semblants. De plus, l'identité du tueur réserve également une surprise de taille. Cunningham parvient à dissimuler habilement l'identité du meurtrier tout au long du récit, distillant des indices subtils mais trompeurs qui nous éloignent de la véritable révélation. Le film réserve même un double coup de théâtre. Le second ouvrant la voie aux suites. Des suites qui, hélas, n’auront plus la même ambition, se contentant de capitaliser sur le gore et la notoriété de la saga au détriment de la mise en scène. Même si le troisième donne à Jason sa notoriété. Au final,, ils ont été avertis... Ils sont condamnés... Et en ce Vendredi 13, rien ne les sauvera…
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Synopsis
A group of camp counselors trying to reopen a summer camp called Crystal Lake, which has a grim past, are stalked by a mysterious killer.
Reviews and Comments
57 reviewsObjectivement: 3/10 Subjectivement: 3/10
Honestly, I don’t know what I was expecting. Not knowing much about the Friday the 13th franchise, I would have assumed that the killer would have been the hockey mask Jason Voorhees. But I was surprised when it was just this... middle-aged woman who was killing everyone. That kind of confused me, I was fully anticipating getting a grand reveal of Jason Voorhees at the very end that never came. Aside from that aspect of the film, I thought it was pretty ok. First off, the movie theater I watched it in was so loud. There were times that when there were screams or impacts, the speaker would peak and it was very distracting. But that's not going to affect my rating because that wasn't the film's fault, and it was probably the theater I watched it in with an issue with their speakers or something. It was a pretty generic slasher, very comparable to other slashers like A Nightmare on Elm Street. The kills are not very interesting or cool to look at. Besides the old nostalgic film look that this film had, and some very rare shots that had good composition, I didn't like much of this movie’s visual. I didn't really care much about the story, all of the characters were kind of insufferable except for the funny comedic guy, but he died really early on. So I couldn't really attach to any of these characters and relate to them. Also, Jason's mom at the end being the killer was very silly and didn't feel frightening at all. Lots of running around and pathetic fighting that was kind of just annoying to watch. Overall, I'm glad I watched this film. I had a decent time watching it and experiencing the 1st Friday the 13th film, but this is definitely worse than A Nightmare on Elm Street. 6/10
Recommandé par Memorizer, car vous avez aimé 'Halloween (1978)'.
Bof, trop de cri sur la fin, ça me tape sur les nerfs, personnages débiles, mais sinon ça a pas si mal vieillis Et puis le combat final... 3 fois elle prend le dessus, 3 fois elle se barre au lieu de l'assommer pour de bon ou même de la tuer Pour autant, c'est plutôt gore sans d'enormes effusions de sang, je m'attendais à des morts plus suggérés, un peu comme Alien, donc je suis agréablement surpris Le mimique du "KI KI KI MA MA MA" qui nous fais comprendre que le tueur est proche, pour moi c'est une idée brillante, pour garder la tension et aussi donner une vraie identité à Jason qui le différencie des autres Slasher, quand on entend ce son, on sait à qui on a affaire Anecdote : Dans ce premier film, le petit garçon s'appelle Jacky, prénom qui sera remplacé par Jason pour le reste de la saga (uniquement dans la VF)
Plus qu’un bon film, "Vendredi 13" a surtout profité du genre slasher en plein boom à l’époque grâce au "Halloween" de Carpenter. La réalisation se cantonne à l’essentiel (vue subjective du tueur, musique inquiétante, passages gores…) mais n’offre pas de réels moments marquants. Il a l’avantage de poser les règles qui deviendront vite des clichés, parfois amusants parfois épuisants, à voir et revoir dans les films du même genre.
Recommandé par Emilie lambert




